Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 21:52
Bonjour tout le monde,

Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles plus tôt mais je suis maintenant à plein temps dans le quartier de Los Polvorines. Nous sommes arrivés dimanche dernier avec tous les volontaires pour y rester 4 semaines.

 Luciano, le curé chanteur musicien, nous a accueilli pour nous conduire dans la Maison de Dieu dans laquelle nous allons loger. C'est une maison immense, chauffée par un seul radiateur, donc pour l'instant nous dormons à côté. Le lundi nous étions attendu à la paroisse pour aider les gens d EnAccion pour la colonie de vacances du quartier. Les enfants arrivent à 14H et repartent  à 17H,apres avoir joué et surtout goûté (l'une des raisons d'être de la colonie).

Les enfants sont super, très affectueux et nous avons passé une semaine extraordinaire, pleine d'émotions. Car c'est difficile de voir un petit qui n'a ni manteau ni chausettes alors que dehors il pleut et qu'il fait super froid. Ca fait relativiser. Un de mes préférés (je sais c'est pas bien d'avoir des préférés mais c'est comme ça), le petit Fernando, était toujours avec moi, accroché comme s'il avait peur de nous perdre. C'est dur de voir ça. Il repartait toujours avec du pain pour ses parents.
Hier, jeudi c'était le dernier jour de la colonie et malgré que nous allons rester ici encore 3 semaines, nous ne reverrons pas tous les enfants car nous n'allons intervenir que dans 2 écoles publiques. C'était donc déjà des adieux super émouvants alors je ne sais pas comment seront ceux après les écoles.

Je suis avec 8 françaises, certaines sont très affectés par la situation des enfants, mais nous avons été là 4 jours avec eux, on a joué avec eux, partagé et je pense qu'ils ne l'oublieront pas, en tout cas, pour nous c'est sûr que ça restera gravé.

Hier soir, nous avons invité les gens de la paroisse à manger des tartes et gateaux français et comme la dernière fois, ils nous ont chanté leurs chansons, c etait vraiment super beau. Ensuite place à la danse et ils ont tenté de nous apprendre  la cumbia et le cuarteto, un truc de fou que je vous ferai écouter à Paris. Mercredi dernier, on avait participé au cours de Salsa donné par un jeune du quartier, et c'était beaucoup plus facile! Ce week end nous avons relâche pendant 3 jours et lundi nous commencons nos ateliers dans les écoles. J'essaierai de mettre des photos quand j'aurai le temps et je ne vous garantis pas des nouvelles super rapidement.
Par Clement - Publié dans : experiment
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 18:01
Non, il n y a pas de route Napoléon en Argentine! Mais je viens de voir sur internet le terrible accident qui venait d'arriver entre Gap et Grenoble  sur une descente réputée très dangereuse.
Ici en Argentine, on ne met plus les accidents de micros (bus à deux étages pour la plupart) en première page, car sinon on ouvrirait tous les jours dessus. Non, peut être pas tous les jours mais depuis que je suis là il y a bien eu une bonne vingtaine ou trentaine d'accidents mortels de car. Coupable : la conduite en Argentine. De tous les pays qui ont des statistiques à peu près fiables, l'Argentine est le pays avec les routes les plus dangereuses. Je vous dis ça seulement après avoir voyagé un mois en bus !
Mais bon, moi j'étais sur des routes peu fréquentées.

Ici, pour passer le permis, pas besoin de cours  dans une auto-école, on passe un test sur un circuit (oui, sur un circuit, sans circulation) et on doit payer quelque chose comme 5 euros.
Si vous connaissez quelqu'un vous pouvez même vous passer du test et acheter directement votre permis.
Je me demande vraiment pourquoi j'ai passé mon permis en France (8 mois, 2 échecs a la conduite) alors qu'une journée ici aurait été suffisante! 
Dans certaines provinces du pays pas besoin de test, on va juste demander son permis comme sa carte d'identité.
Et après le gouvernement s'étonne du nombre d accidents sur les routes !
Déjà, la moitié des voitures circulant ici ont plus de 15 ans et sont donc dépourvues de ceintures de sécurité.
Après, les panneaux de signalisation ont pour objectif la décoration des routes argentines.
Et enfin, le marquage des voies au sol ne sert tout simplement à rien. La Panam(ericana), l'autoroute qui sort de Bs As a 6 voies mais il y a le plus souvent 8 voitures de front, avec les arrêts d'autobus fréquents, les accidents aussi. Car ici pour doubler il suffit de klaxonner et on double soit par la gauche soit par la droite, ça dépend de la place dont on dispose.
De toute façon, pourquoi respecter le code de la route vu qu'il n y a pas de contrôles de police?
En effet la police fait des barrages, mais toujours aux mêmes endroits (sorties des villes, carrefours importants,....). Donc pas trop de quoi s en faire!

Mais l'esprit Sarkozy arrive aussi en Argentine (élection présidentielle approchant) et on voit arriver les premiers radars automatiques, Seulement ici, soit les plaques d'immatriculation sont tellement sales qu'elles en deviennent indéchiffrables, soit elles sont absentes (plus simple) !
Enfin voilà un petit état succinct de la sécurité routière en Argentine.
Par Clement - Publié dans : experiment
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /Juil /2007 22:05
Non je vous rassure je ne vais pas faire un post sur ce que j'achète au supermarché du coin, quoi que papa serait ravi de savoir ce que je mange et qu'un post sur l'alimentation en Argentine serait vraiment une bonne idée.
Non je vais vous parler des courses que nous avons faites pour les ateliers dans les écoles de Los Polvorines.

Et oui, nous n'arrivons pas les mains dans les poches et on ne vient pas de France avec le matos. Il faut donc l'acheter sur place, ce qui revient de toute façon beaucoup beaucoup moins cher.
Pour faire les courses, il faut faire confiance à Ana, consultante d'Horizon Argentine, spécialisée surtout dans les shopping centers mais aussi dans les courses pour les associations françaises qui doivent faire des ateliers dans les écoles 18 et 23 de Los Polvorines et logeant dans la maison de Dieu ! C'est a dire Horizon Argentine.

Ana connaît les librerias qui vendent en gros et donc nous y sommes allés mardi pour faire une razzia. C'est fou ce que l'on peut avoir pour un prix vraiment bas. Mais, heurg, chose horrible, il n y avait rien pour fabriquer mes si chers cerf-volants ! Ni même dans le magasin de bricolage.

Et là, super Ana (et moi aussi) de chercher partout. Finalement on peut dire merci aux paginas amarillas (qui sont  une filiale argentine des pages jaunes, à moins que pas du tout). Et là on trouve. Ah oui, il faut aussi préciser que en Amérique du Sud tous les pays sauf le Brésil parlent Espagnol, mais tous les pays on une manière différente de dire cerf-volant, et Ana est chilienne. Donc ni cometas,ni volantín, encore moins pandorga mais barrilete.
Ana appelle donc cette entreprise mais elle ne nous propose qu'un kit à construire (ce qui ne me plaît pas) et le tout pour 20 pesos (5 euros). Nous devons fabriquer plus de 200 cerf-volants donc faites le compte, ça fait trop.
On trouve une autre entreprise qui nous vend tout le matériel dont nous avons besoin (même qu'au lieu de voile en plastique on aura du TiveK, plus resistant et tout et tout). Mais il faut aller dans l'atelier qui se trouve à Quilmes, banlieue à 25 Km de Bs As.
Ana est pas super emballée car pour elle ça craint vraiment là-bas et elle ne veut pas que j'y aille seul et encore moins en collectivo (bus). C'est vrai qu'aux infos on entend souvent parler de Quilmes genre on a séquestré un père de famille, on lui a tiré dessus pour sa paire de chaussure.
Mais Barrilete Alar est le seul vendeur intéressant de la région.
Ana me propose donc qu'on y aille le lendemain car elle a parlé avec le vendeur et il nous prépare tout. Roberto le compagnon d'Ana nous emmènera car il bosse dans un hôpital pas loin (chirurgien cardiaque) et pour rentrer nous prendrons un Remis ( sorte de Taxi sans en être un mais très securit).
Nous nous rendons  donc à Quilmes et nous rencontrons Jorge, fana de cerf-volant très sympa.Pas très riche (faut voir la maison) mais qui vit sa passion à fond et ça c'est terrible. Il nous vend tout ce dont on a besoin, mais le TiveK n est pas encore arrivé et il nous propose donc d aller le chercher avec lui dans un autre endroit.
Du coup il nous propose de passer prendre le Tivek et ensuite de nous déposer chez nous. Sympa. Avez vous déjà vu en France un magasin vous proposer ce service ! Ca nous fera economiser le Remis.
On traverse Bs As, on récupère le Tivek et il nous dépose chez Ana où nous entreposons le matos.
Merci Jorge!

On part ensuite chercher des perles et du fil dans le quartier Once qui est l'équivalent de Barbès mais en 20 fois plus grand. Rien n'est cher, quasi tout est trucha (faux) ou de mauvaise qualité. Mais une montre a 1 euros ça peut servir. On trouve nos perles et voilà je quitte Ana pour continuer de mon côté.

Je me rends dans le quartier de la fac de médecine pour acheter des abaisses langues pour fabriquer des boomerang (vous savez les abaisses langues ce sont ces bâtons de bois que le médecin vous colle au fond de la bouche pour vous faire vomir). Dans le premier magasin de médecine je demande le prix et on me répond : "2$". ce qui fait cher l'unité surtout que l'on en a besoin de 700. Mais en fait c'était deux pesos les 100. Donc 700 abaisses langues pour 14 pesos (3,5 euros)

Et me voilà dans le cyber café pour vous racontez ma journée, il est 17h30 et je viens de finir la rédaction de cet article !

Je vous laisse car mes doigts sont en feu. 

Par Clement - Publié dans : experiment
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 17:22
Bonjour tout le monde, aujourd'hui lendemain du 14 juillet, je vais vous raconter la journée que j'ai passée hier.

Tout le monde ici m'avait dit que les Porteños aimaient passer la fin de semana à l'écart de Buenos Aires et que beaucoup allaient soit à Colonia (Uruguay) ou bien à Tigre, plus précisément au Delta du Tigre.
La réception du 14 juillet étant dans la maison de l ambassadeur située tout près du delta je me suis décidé à passer la journée là-bas avant de rejoindre San Isidro où avait lieu la Argentinian Garden Party.

Je me rends à la gare de Retiro et j'apprends que deux trains vont au delta, un direct qui coûte 1 peso et l'autre où il faut faire une combinacion (correspondance). On me dit que le deuxième trajet est beaucoup plus joli, donc vendu !
Sauf que au guichet de la correspondance la question que l'on m avait déjà posé plusieurs fois et qui n'augurait rien de bon : ¿residente ? Et là ça veut dire double tarification et donc prix du train : 8 pesos (donc huit fois plus cher) pour un trajet qui n'a rien d extraordinaire sauf q' il y a le chauffage dans le train.
J'arrive à Tigre, la gare donne quasiment dans le parc d'attraction et je fuis le plus vite possible mais vers où ? J'avais pas pris le guide. Je passe devant 25 officines qui veulent que je fasse une promenade en bateau, mais moi je voulais prendre le bateau-bus (voir photo plus bas) plus couleur locale, et qui te permet de descendre et de te balader où tu veux.
Car oui désolé, je n'ai pas expliqué ce qu'était le delta du Tigre. C'est un endroit charmant à 45 Km au Nord de Bs As, où plusieurs fleuves se rencontrent avant de n'en faire qu'un et de constituer le Rio de la Plata. C'est donc pleins de canaux parsemés d'îles et de très très belles maisons.
Je trouve une lancha (vedettes) et après pas mal d'arrêts je descends sur une île. Je me promène, longe de jolies demeures et me perds dans le bois. 
P1020854.JPG '
Beaucoup de gens viennent ici pour faire de l'aviron (très select) ou bien pour pêcher. Comme d'hab pour moi, grand soleil et pas un chat ! Le pied.
P1020861.JPG

Il est déjà 16h30 je dois rentrer, prendre le train et aller chez l'Ambassadeur.
Je fais un petit tour dans le marché aux fruits et me dirige vers la Gare, et cette fois, ô miracle, on me prend pour un résident ! Je paye donc un peu moins cher !

Je rencontre pas mal de français dans les rues de San Isidro et nous nous trouvons à faire la queue devant l'ambassade. Vérification des invitations, fouille et serrage de main a l'Ambassadeur, et nous voilà dans sa monstrueuse maison de maître qui doit valoir plus que le PNB de l'Argentine.
Je suis plutôt mal à l'aise car bien qu'ayant fait un effort vestimentaire énorme (blouson Dior et pull Lacroix) je ne croise que des gens en costards ou en robe de soirée. Mais je n allais pas aller à Tigre en costard et de toute facon je n'en ai pas ici (je compte en acheter un avant de partir car en ce moment ce sont les soldes).
Les gens sont plutôt guindés et je ne connais personne, mais je n'ai pas envie de me faire chier toute la réception, donc j'engage la discussion avec un couple de français habillés normalement (pour moi). Des touristes très sympas qui vont faire un périples un peu plus court que le mien dans le Nord de l'Argentine. Tous deux sont profs, l'un d'Histoire-Géo, l'autre d'Espagnol. Au final on discute pas mal et la fin de la reception arrive déjà. Le buffet était pas mal mais impossible d'y approcher car les guindés n'étant que des pique-assiettes, ils étaient agglutinés autour de la table et nous faisaient barrage. Nous avons dû nous rabattre sur le champagne et le vin rouge (menos mal) ! 3 flutes de champagnes (ou 4 peut etre) et deux verres de vin rouge plus tard, il était temps de rentrer!
Ne voulant pas rentrer en train je me renseigne pour un taxi mais dans ce Neuilly-sur-Seine argentin, les taxis ne se rôdent pas trop. Je demande donc aux personnes qui sortent s'ils se rendent à Capital Federal et je trouve enfin des âmes charitables qui m'ont rapproché de mon appartement.

En résumé cocktail bien sympa grâce à la rencontre de Laura et Pierre et aussi grâce au très bon champagne et vin rouge !
Je pense les revoir la semaine prochaine  quand ils seront de retour sur Bs As. 
Par Clement - Publié dans : experiment
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 17:59
Oui Oui, c'est vrai, il en ont même parlé sur LCI.
Bon ok, elle a pas tenu, mais pour les gens ici c'était pour beaucoup la première fois qu'ils touchaient la neige.

Petite photo de l'Aasto , shopping center près de chez moi, ancien marché aux légumes reconverti. Les gens venaient ici hier se rassembler pour profiter du spectacle si peu fréquent qui ne se répètera sûrement pas avant longtemps
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Par Clement - Publié dans : experiment
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 00:55
Tu verras Clement, les hivers à Buenos Aires sont plutôt doux. Voila ce que la plupart des Argentins et des porteños me disaient Que nenni !
Aujourd'hui le 9 juillet jour de l'indépendance Argentine, il neige.
Au début, de l'agua nieve comme ils disent.
Je me promène dehors mais cette neige fondue n'est pas très agréable. Je rentre et je mets les infos. 
C'est le festival de la neige ! Les reporters sont dépéchés dans tout les quartiers de la ville !
Pensez-vous il n a pas neigé à Bs As depuis 89 ans !
Alors on interroge tout le monde pour recueillir les premières impressions, le petit qui n'a jamais vu la neige, le papa, le grand-père (on lui demande son âge et s'il a déjà vu la neige ici). On film le chien plein de neige.
Et le journaliste de dire : "regardez les rues sont toutes blanches ". Travelling camera sur le trottoir toujours gris et sur l'herbe toujours verte ! Mais bon, ils y croient dûr !
Enfin, au moment où je vous écris ce post, il commence à vraiment neiger et j'ai hâte de me réveiller demain matin de bonne heure pour aller prendre des photos des monuments et parcs tout blancs car je suis sûr que celles-là pas beaucoup de gens les auront ! 
Esperons seulement qu'il continue de neiger cette nuit!

Bonne nuit 
Par Clement - Publié dans : experiment
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 21:56
Hier matin, levé a sept heure pour partir à Los Polvorines. Je me dirige vers la douche pour me réveiller et comme d'hab' elle est tiède, donc je ne m'attarde pas.
Sauf que avant de fermer le robinet elle devient glacée. J'ai plus d'eau chaude......
Je pars pour Los Polvorines en me disant pas grave ce soir ça remarchera, mais j'en parle à Fédé qui me propose de passer voir s'il peut faire quelque chose. J'accepte car j'y connait pas grand chose en chaudières à gaz.
Malheureusement il peut pas faire grand chose, et donc je demande au portero (concierge) qui je peux apeller pour réparer ça ! Il me dit que le portero d'en face peut s'en occuper mais qu'il faut acheter une piece à la ferrateria. Je lui demande le prix (et il faut que je demande à quelqu'un d autre si je ne veux pas me faire entuber, petit francais) mais je dois attendre.......mardi !

Samedi, dimanche, week end donc, c'est fermé et lundi c'est le jour de l'Indépendance, donc fermé aussi !
Heureusement il y a une gazinière pour pouvoir faire chauffer des casseroles d'eau chaude !

Sinon hier Ana et Roberto m'ont invité dans une Parilla avec de la famille à Roberto. La parilla c'est un peu notre brasserie mais à l'argentine. La parilla est un plat avec des grillades de chorizo, boudin, rein, matambre, poulet et boeuf, en bref, c'est super bon. Le tout arrosé d'un bon vin Argentin.

Bon week end
Par Clement - Publié dans : experiment
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 20:52


Paco tu n'es pas Rabanne, Nostradamus de notre ère.
Paco tu n'es pas Ibáñez,chanteur espagnol engagé et libertaire né à Valencia (Arriba Valencia).
Paco tu n'es pas le diminutif de Francisco en espagnol.
Mais Paco, dis moi, qui es-tu ?

Une plaie, un malheur qui touche l'Argentine. Tu détruis ceux qui te touchent. 
Tu crées une dépendance quasi immediate et tu finis par tuer.
Vous m'avez bien compris, Paco n'est pas notre gentil voisin espagnol d'à coté, mais une drogue qui tue des milliers de jeunes et moins jeunes Argentins.

Depuis la crise, cette drogue, que les Argentins appellent “paco”, connaît une consommation exponentielle. Les plus touchés sont les adolescents des quartiers pauvres, mais aussi les enfants (Courrier International)

Produit résiduel issu de la fabrication de la cocaïne, il est récupéré au fond des récipients. Il tue également sous le nom de crack et est consommé dans les quartiers défavorisés de Buenos Aires car son prix est modique. 
Une cigarette de Paco s'achète 1 pesos (moins cher qu'un café) et l'effet est immédiat bien que de courte durée.
Le manque s installe deja et pousse le consommateur a en fumer une autre.
Le Paco est consommé par des adultes, des adolescents mais également par des enfants dont certains n'ont même pas dix ans. Ils échappent ainsi quelques secondes à la misère qui est la leur, les obligeant à travailler dans la rue en vendant des stickers ou en faisant cartoneros (ramasseur de cartons, la nuit dans Bs As).

Pour beaucoup de familles qui vivent avec moins de 400 pesos par mois (100 euros) parfois 200, cette subsistance seule ne peux pas suffire pour se payer son shoot. Il faut donc voler (d'où une augmentation de la violence avec meurtre pour des sommes dérisoires), vendre ses vêtements, se prostituer.
La consommation a augmenté de 200 % en quatre ans.

“Les pauvres se droguent parce qu’ils ont l’estomac vide, et les riches parce qu’ils ont l’âme vide”, commente le Dr Nadra. (extrait du Courrier International)

Les chiffres non officiels font état d'un nombre de consommateurs situé entre 30 000 et 70 000.

Récemment à la paroisse, est passé un jeune visiblement complètement shooté au Paco. Fédé est sorti voir s´il allait bien, essayer de discuter un peu avec lui, lui portant un peu d'attention. 

En accion (l'association de la paroisse) propose des discussions sur ce sujet avec les habitants du quartier. Mais surtout par ces actions, En accion essaye d'éloigner les jeunes de cette tentation, leur proposant foot, handball, et autres activités.

En cela on ne peut être qu´admiratif des gens qui travaillent ici, bénévoles pour beaucoup, pour aider des gens que le destin n'a pas forcément beaucoup gâtés.

Par Clement - Publié dans : experiment
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /Juil /2007 21:24
Comme je l'ai dis dans le dernier post, je me rends regulièrement a la paroisse de San Pablo en Los Polvorines.
Je vous montre donc une petite photo du RER argentin qui m y dépose.
devoto2-1-.jpg
Je n'en ai pas trouvé de meilleure qualité sur Google et qui ne pèse pas trop lourd! Désolé, maman. Mais apparemment ça fait longtemps qu'il n y pas eu d accidents sur cette ligne.
En même temps vu le nombre de passages à niveau que nous traversons en pleine ville on comprend pourquoi il peut y en avoir.
40 minutes de train de banlieue peuvent paraitre longues mais pas dans celui là. Car le train sert également de supermarché, d'épicerie et j en passe....
Pour faire une liste des choses que l'on m'y a proposé pour l'instant :
Du café 
Le journal
Des barres céréales
Des genouillères et de coudières
Un kit de tournevis
Une télécommande universelle: 10 pesos = 2.4 euros
Des chaussettes
Le DVD de Shrek 3 (oui, celui qui vient de sortir au ciné) : 4 pesos = 1 euros 
Et enfin une carte Sim avec 10 pesos de communication inclus : 5 pesos = 1.20 euros
Le plaisir de prendre ce train : ça n a pas de prix.
Pour tout le reste il y a......Le train Urquiza.
J'attend mon prochain trajet avec impatience car quasiment tout les jours on a le droit à un nouveau produit!
Par Clement - Publié dans : experiment
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 18:21

Je suis amené une ou deux fois par semaine à me rendre pour la journée à Los Polvorines pour aller voir les directrices des écoles, préparer un peu notre arrivée pour le mois d'août avec les huit autres volontaires.
Le quartier est situé a environ 45 km de la Capital Fédéral dans ce que l'on apelle le grand Buenos Aires.

J y vais souvent avec Fede(rico) car il habite à une cuadra de chez moi. Une cuadra, c'est l'unité de mesure du pâté de maison et ça équivaut à peu près a 100 mètres.

On se rejoint donc à la Esquina la plus proche et on marche 7 cuadras pour aller trouver le métro (5 minutes). Ensuite donc on prend la ligne à la station Carlos Gardel qui était un grand chanteur de Tango (le trajet coûte à peu près 0.2 euros !) et on descend environ 10 minutes plus tard à la gare Federico Lacroze.

On prend ensuite ce qui s'apparente à un RER car il s'arrête tout le temps et est très vite bondé. On va jusqu'au Terminus, Estacion Lemos, 40 minutes de voyage pour la modique somme de 0.25 euros.

On va ensuite chercher un Collectivo (bus). Au début j'étais un peu perdu car on doit prendre le 440 mais celui-ci a plusieurs itinéraires, et seul les numéros 03, 09,17 et 52 passent par l'arrêt qui nous intéresse. Donc au final, le plus simple, c'est à chaque fois de demander au chauffeur si il dessert l'arrêt voulu. Durée de ce trajet 10 minutes.

Au final en gros, c'est 1 heure et demi minimum et deux heure maxi.
Moi je fais ce trajet deux fois par semaine aller-retour, mais Fede le fait depuis un an et demi tous les jours.
De plus le mercredi soir, il va a la fac jusqu'à minuit car ici on travaille en même temps que l'on va a l'Université.

Donc on arrive là-bas vers neuf ou dix heures.

Quand c'est nécessaire je vais voir les directrices des écoles. Avant hier je suis allé voir celle de l'école 18. C'est la première école dans laquelle nous allons intervenir. Elle est plutôt sympa, et m'a présenté à toutes les maitresses. Apparement les enfants de cette école sont plus pauvres que les élèves de l école 23 avec laquelle nous allons finir notre intervention. Certains enfants de l'école 18 viennent surtout pour bénéficier de la cantine car ils ne mangent presque pas chez eux, et en plein hiver, surtout en ce moment il fait froid, beaucoup  n'ont pas de chaussettes.

En ce moment le thème des rencontres avec les directrices, c'est surtout l'organisation d une sortie scolaire que nous voulons faire dans un parc animalier.

Seulement, les directrices  m'ont appris qu'il faut maintenant utiliser un bus longue distance super mega cher pour les prix argentins, donc ça compromet cette sortie dans le cadre scolaire. On propose donc de la faire un samedi dans le cadre de la paroisse, mais les directrices préféreraient que ça se fasse un avec l'école...... Et ça discute et ça prend du temps..... vive l'organisation argentine!

Au final, comme le bus est vraiment trop cher même pour nous, on fera la sortie dans le cadre de la paroisse, car la faire un samedi hors du cadre scolaire ne nous oblige pas à prendre un de ces fameux cars, super cher !

L'organisation ici c'est vraiment un problème ! Tout prend des proportions inimaginables !

Donc après, je retourne à la paroisse où j'attends Silvina, responsable des projets enfants. C'est notre principale interlocutrice. Pendant ce temps j'ai accès a internet et je peux donc envoyer des mails aux entreprises françaises à Buenos Aires et préparer un peu l'atelier aéronautique du mois d'août.

Vers une heure et demi on part manger avec ceux de la paroisse à l'Université. Pour 1 euro on a un plat principal avec de la viande et des légumes et aussi une biosson.

Ensuite retour à la paroisse où normalement je trouve Silvina (elle n'est pas très ponctuelle !). On parle du projet. Les prochains jours on va organiser la colonie de vacances qui a lieu du 28 juillet au 3 aout. On doit parler des différentes activités que l'on va mettre en place, etc.

Ensuite le soir je rentre avec Fede, en général vers 5 heures et demi, et je suis donc à la maison vers 19h30.

Quand je ne vais pas à Los Polvorines, je reste a Bs As pour travailler.

Samedi, on m'a invité a un Asado (BBQ) a Los Polvorines avec ceux de En accion.

J'essaierai de prendre des photos pour vous les présenter, car ils sont tous super sympa avec moi !

Par Clement - Publié dans : experiment
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