Les courses

Publié le par Clement

Non je vous rassure je ne vais pas faire un post sur ce que j'achète au supermarché du coin, quoi que papa serait ravi de savoir ce que je mange et qu'un post sur l'alimentation en Argentine serait vraiment une bonne idée.
Non je vais vous parler des courses que nous avons faites pour les ateliers dans les écoles de Los Polvorines.

Et oui, nous n'arrivons pas les mains dans les poches et on ne vient pas de France avec le matos. Il faut donc l'acheter sur place, ce qui revient de toute façon beaucoup beaucoup moins cher.
Pour faire les courses, il faut faire confiance à Ana, consultante d'Horizon Argentine, spécialisée surtout dans les shopping centers mais aussi dans les courses pour les associations françaises qui doivent faire des ateliers dans les écoles 18 et 23 de Los Polvorines et logeant dans la maison de Dieu ! C'est a dire Horizon Argentine.

Ana connaît les librerias qui vendent en gros et donc nous y sommes allés mardi pour faire une razzia. C'est fou ce que l'on peut avoir pour un prix vraiment bas. Mais, heurg, chose horrible, il n y avait rien pour fabriquer mes si chers cerf-volants ! Ni même dans le magasin de bricolage.

Et là, super Ana (et moi aussi) de chercher partout. Finalement on peut dire merci aux paginas amarillas (qui sont  une filiale argentine des pages jaunes, à moins que pas du tout). Et là on trouve. Ah oui, il faut aussi préciser que en Amérique du Sud tous les pays sauf le Brésil parlent Espagnol, mais tous les pays on une manière différente de dire cerf-volant, et Ana est chilienne. Donc ni cometas,ni volantín, encore moins pandorga mais barrilete.
Ana appelle donc cette entreprise mais elle ne nous propose qu'un kit à construire (ce qui ne me plaît pas) et le tout pour 20 pesos (5 euros). Nous devons fabriquer plus de 200 cerf-volants donc faites le compte, ça fait trop.
On trouve une autre entreprise qui nous vend tout le matériel dont nous avons besoin (même qu'au lieu de voile en plastique on aura du TiveK, plus resistant et tout et tout). Mais il faut aller dans l'atelier qui se trouve à Quilmes, banlieue à 25 Km de Bs As.
Ana est pas super emballée car pour elle ça craint vraiment là-bas et elle ne veut pas que j'y aille seul et encore moins en collectivo (bus). C'est vrai qu'aux infos on entend souvent parler de Quilmes genre on a séquestré un père de famille, on lui a tiré dessus pour sa paire de chaussure.
Mais Barrilete Alar est le seul vendeur intéressant de la région.
Ana me propose donc qu'on y aille le lendemain car elle a parlé avec le vendeur et il nous prépare tout. Roberto le compagnon d'Ana nous emmènera car il bosse dans un hôpital pas loin (chirurgien cardiaque) et pour rentrer nous prendrons un Remis ( sorte de Taxi sans en être un mais très securit).
Nous nous rendons  donc à Quilmes et nous rencontrons Jorge, fana de cerf-volant très sympa.Pas très riche (faut voir la maison) mais qui vit sa passion à fond et ça c'est terrible. Il nous vend tout ce dont on a besoin, mais le TiveK n est pas encore arrivé et il nous propose donc d aller le chercher avec lui dans un autre endroit.
Du coup il nous propose de passer prendre le Tivek et ensuite de nous déposer chez nous. Sympa. Avez vous déjà vu en France un magasin vous proposer ce service ! Ca nous fera economiser le Remis.
On traverse Bs As, on récupère le Tivek et il nous dépose chez Ana où nous entreposons le matos.
Merci Jorge!

On part ensuite chercher des perles et du fil dans le quartier Once qui est l'équivalent de Barbès mais en 20 fois plus grand. Rien n'est cher, quasi tout est trucha (faux) ou de mauvaise qualité. Mais une montre a 1 euros ça peut servir. On trouve nos perles et voilà je quitte Ana pour continuer de mon côté.

Je me rends dans le quartier de la fac de médecine pour acheter des abaisses langues pour fabriquer des boomerang (vous savez les abaisses langues ce sont ces bâtons de bois que le médecin vous colle au fond de la bouche pour vous faire vomir). Dans le premier magasin de médecine je demande le prix et on me répond : "2$". ce qui fait cher l'unité surtout que l'on en a besoin de 700. Mais en fait c'était deux pesos les 100. Donc 700 abaisses langues pour 14 pesos (3,5 euros)

Et me voilà dans le cyber café pour vous racontez ma journée, il est 17h30 et je viens de finir la rédaction de cet article !

Je vous laisse car mes doigts sont en feu. 

Publié dans experiment

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tilly 20/07/2007 08:16

Bravo, pour l'esspedicionesse et surtout le compte rendu detaille' ! Je comprends pas bien comment tu fabriques un boomerang avec un abaisse-langue, il doit etre mini ? On comprends pourquoi Jorge ne fait pas fortune avec son commerce si il transforme chacune de ses affaires en relation amicale.
Tout ca a l'aire super sympa.
Bon ici tout va bien, la semaine prochaine je serai a Cosne sur Loire, dabada bada, dabadabada. T'embrasse.